jeudi 18 septembre 2008

Asymptote énigmatique

D'une ligne de main à son visage...



Cris de désespoir vers l'harmonie...
...union de deux essences ou ne pas être.

Débris du passé

A sa main chagrinée était attaché un anneau rituel.
Il avait le regard vide,
et le cœur rempli de pleurs.
Dans ses yeux brillants il y avait une lueur de tristesse.
A son cou serré se nouait une cravate,
Et son corps meurtri, confus et perdu,
Ne se tenait que par habitude.
Son esprit était rempli de
folles illusions,
Et le miroir qui le reflétait
riait aux éclats.
Bris de glace,
Débris du passé
Ses jours s'étaient enflammés en
Un ultime mélange
de tristesse perdue et
de bonheur fascinant
qui était insupportable.

© Cyrille Deliry
Grenoble le 19 juillet 1989

Vertiges zénithaux

Miroir renversé de nuits verticales,
Double complicité d'un acte accompli,
Triste simplicité de larmes muettes,
Vois miroiter la lune zénithale,
Duplicité complexe d'un pacte établi,
Insiste au triple regard silencieux,
Où l'astre vertical se mire inversé,
Signature complice de deux êtres,
Pleurs attristés d'égards insistants,
C'est, le pauvre reflet
De l'union de deux cœurs
Qui s'aiment et se déchirent
Constamment
Silencieux
Au sommet de l'amour
vertical
et
vertigineux.

© Cyrille Deliry
Grenoble, le 24 avril 1990

Cris pourpres et mordorés

Ainsi Chrysèle s'est levée.
Et sur son pourpoint doré
Des volutes de plumes dansaient.
Ainsi Chrysèle s'est levée.
Ses yeux alanguis
S'assombrissaient.
Ainsi Chrysèle, ainsi si belle,
S'est jetée
Dans le fleuve, ainsi Chrysèle,
Les flôts rebèles,
L'ont effacée.
Ainsi la belle, rebèle Chrysèle,
A sombré,
A tout jamais
Dans l'écume rageuse
Et voluptueuse
De l'Arondine déchaînée.
Pauvre Chrysèle, si mal aimée,
Pourtant si belle,,
S'est donnée,
Au sombre fleuve,
Rive infidèle,
En matinée.
Adieu Chrysomèle,
Adieu l'aimée,
Adieu les maux,
Cris pourpres et mordorés.

© Cyrille Deliry
Paris, le 23 mai 1990